Morcheeba en concert à Nice

Point de colline de Cimiez cette année pour le Nice Jazz Festival. Celui-ci prend maintenant place sur la place Massena, ou plus exactement dans le « parc » juste à côté avec le théâtre de verdure.

C’est dans ce cadre un peu moins magique  que j’ai pu admirer le groupe mythique londonien:  Morcheeba.

Je ne décrirais pas les autres concerts de la soirée, n’ayant pu voir que des bribes,  ce ne serais pas objectif. Par contre pour ce qui est de Morcheeba, c’est ce que je vais m’empresser de faire!

J’aurai eu du mal à trouver meilleure place, quasiment contre la scène, j’ai pu pleinement profiter du son et des artistes à quelques mètres de moi. « Immersivement fantastique »!

Au niveau musical, à part quelque petits problèmes techniques sur la grosse caisse de la batterie, le son était assez bon, les subwoofers s’en sont donné à coeur joie de cracher les lignes de basses puissantes typique de Morcheeba. La voix si emblématique de Morcheeba, celle de Skye, nous a fait rêver, et c’est tout ce qu’on lui demande!

Toujours aussi gracieuse, sa tenue joue d’ailleurs beaucoup ce jeu là, en la faisant « planer », elle a su mettre de l’ambiance avec quelques petits apartés. Toujours insolite d’entendre des remarques comme « Tiens je reconnais cette odeur, on a l’habitude chez Morcheeba de faire tourner », assez explicite mais pas étonnant lorsqu’on connait l’origine du nom du groupe!

Le concert a été à l’image de Part of the process, un best of agrémenté de quelques nouveautés. Je n’ai pas été déçu par la playlist, par contre j’aurai aimé un peu plus de partie d’improvisation ou simplement de variations.  Le concert se limitait en effet à une interprétation live de ce qui est fait pour les albums mis à part la partie scratch qui elle est un peu forcée d’avoir un rendu différent.

Globalement un bon concert quand même, on voit qu’ils aiment la scène et faire vibre nos corps. Trois bémols cependant, d’une part, comme je l’ai dis Cimiez c’était beaucoup mieux que Massena qui est largement moins intimiste, deuxièmement gros carton rouge aux photographes qui ont squattés la scène pendant trois chansons, ça serait passé s’ils n’avaient pas été quasiment sur la scène, surtout qu’ils étaient une bonne vingtaine. Et pour finir c’est assez frustrant que pour ce festival les groupes soient obligés de s’arrêter à un horaire précis, c’est compréhensible pour une première partie, beaucoup moins lorsque c’est l’artiste ou le groupe final sur la scène. J’avais connu la même mésaventure l’été dernier pour Laurent Garnier.

En tout cas, si Morcheeba passe à côté de chez vous et que vous aimez le trip hop, foncez, vous ne serez pas déçu de partager ça en communion avec la foule!

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