Django Unchained, Quentin Tarantino

Merci, c’est le mot qui me vient en premier à l’esprit.

Merci au printemps du cinéma de m’avoir permis de voir ce film sur grand écran! Je n’avais effectivement pas pu le voir à sa sortie par manque de temps, la séance de rattrapage aura été de bon ton, surtout pour 3€50!

Merci également à des réalisateurs comme Tarantino de nous émerveiller à chaque nouvelle réalisation!

 

Récit d’un chef-d’œuvre cinématographique

Django Unchained Quentin TarantinoPrenez un réalisateur à succès, maîtrisant l’art de la mise en scène, un scénario en béton qui sort des sentiers battus, des acteurs au sommet de leur art, une direction artistique au taquet, mélangez le tout et pouf, un nouveau chef-d’œuvre!

 

Ça doit être vraiment rageant pour d’autres réalisateurs, mais il faut bien l’avouer – en tout cas pour ma pomme – que Quentin Tarantino surprend et régale à tous les coups! Django Unchained est peut être le meilleur de ses films, je ne préfère à vrai dire pas me prononcer, n’ayant pas encore assez de recul. On en reparlera d’ici quelques années et re-visionnages!

 

 

 

Le speech

Le Dr King Schultz, après avoir libéré Django des mains de vendeurs d’esclaves, lui propose de l’aider dans son nouveau métier de chasseur de tête. Afin de remercier Django de son travail, Schultz lui propose d’aller libérer sa femme qui appartient à un riche négrier, Calvin Candie.

Django Unchained chez Candie

Même si le film dure plus de 2H40, on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer. Le film est découpé en deux parties (voir trois, mais je n’ai pas envie de spoiler quelqu’un), celle de la chasse aux bandits, et par la suite la tentative de sauvetage de la femme de Django. Les deux sont plaisantes et donnent deux rythmes différents au film.

Comme à l’accoutumée, Tarantino apporte une grande importance à la bande son. Elle est d’ailleurs encore une fois d’excellente qualité et s’accorde parfaitement au film. Même s’il s’amuse à bousculer les standards! Entendre du RAP dans un western, c’est assez cocasse et finalement ça matche!

Certaines scènes sont assez dures ou cruelles, d’autres sont sanglantes et aussi surprenant que cela puisse paraitre, on rit à plusieurs reprises!

 

Des acteurs époustouflants

Django Unchained saloonUn film ne serait rien sans acteur, le moins que l’on puisse dire, c’est que le dernier né du réalisateur de Reservoir dogs ne manque pas de pointures. On retrouve deux habitués, Samuel L. Jackson et Christoph Waltz mais aussi des nouveaux comme Jamie Foxx et  Leonardo DiCaprio.

Petite anecdote, c’est la deuxième fois que l’on retrouve à l’écran Jamie Foxx et Kerry Washington, ils campaient à l’époque les rôles de Ray Charles et de sa femme pour le film Ray, pour Django ils sont encore mari et femme à l’écran.

J’ai adoré le casting et leur manière de jouer! Christoph Waltz avec sa diction si particulière est extraordinaire, il incarne un de mes personnages préférés du film, autre anecdote singulière, c’est la deuxième fois qu’il joue dans un film de Tarantino avec Inglorius Basterds et qu’il peut parler en allemand.  Samuel L. Jackson est mon deuxième favori. Le rôle de Stephen, le maître de maison noir, est juste démentiel, il est râleur, ne manque pas de culot et prêt à tout pour protéger la famille pour laquelle il travaille quitte à dénoncer les autres esclaves.

 

Autour du film

Bon nombre de critiques ont fusé, concernant l’emploi du mot « nègre »,  de la mise en scène dans un film majeur de la traite des nègres ou encore la violence du film. C’est surtout la presse étasunienne et des personnalités comme Spike Lee qui n’ont pas su prendre la distance adéquate, quoi que pour Spike Lee c’est un autre problème vu qu’il se permet de juger sans même avoir vu le film…

C’est de notoriété publique que les films de Tarantino sont violents, de mon point de vue je ne trouve pas ça choquant car je prends assez de distance pour apprécier pleinement. Pour l’emploi du mot nègre ou le sujet du racisme, Tarantino l’emploi souvent dans ses dialogues, on ne l’entend pas plus souvent que le gros mot F*ck que l’on retrouve fréquemment dans les productions étasuniennes, il faut replacer le film dans une époque où les noirs aux USA étaient des esclaves et appelés de cette façon. Tout est question de contexte.

 

Un dernier point sur la bande originale

Comme je trouve la bande originale des Tarantino toujours aussi géniale, j’ai voulu écouter celle de Django sur Deezer étant donné que j’ai un compte premium.

Certains titres ne sont pas disponible en France, je ne blâme en aucun cas Deezer qui n’y est pour rien mais bel et bien les majors et les ayants-droit qui n’autorisent pas forcement la diffusion en streaming ou dans certains pays pour X raisons… Il serait temps de passer la seconde messieurs! Plus personne n’achète de support physique, il serait de bon ton de pouvoir écouter ce que l’on veut via achat de MP3 ou en streaming premium! La segmentation par pays n’est plus possible, même dans le monde du jeu vidéo, les zones ont été abrogées! Vous avez déjà raté le virage d’Internet depuis plus de 10 ans, si vous ne voulez pas pousser votre dernier souffle, autorisez-nous des albums complets!

 

Bonne écoute (partielle si vous êtes en France)!

Le film en quelques photo:

4 Responses to “Django Unchained, Quentin Tarantino

  • Faire un western-spaghetti avec le sujet de l’esclavage aux USA, il fallait oser… C’est peut-être un point de vue européen sur la question mais je ne trouve pas ça choquant de dépeindre un moment de l’histoire comme cela. Le fait est que ce genre de situation ; des « nègres » qui travaillent dans des plantations, ça a existé, c’était même dans l’ordre des choses à une époque… Je ne dis pas que c’était bien, je dis simplement que c’est de l’histoire. En ce qui me concerne, je n’ai rien trouvé de raciste dans ce film ! Je dirais presque au contraire… Les portraits dressés des hommes blancs sont particulièrement peu flatteur les faisant passer tantôt pour de sombres idiots, tantôt pour des personnes sans aucun scrupule. A part le rôle tenu par Christoph Watz, les blancs sont dépeints comme des idiots sans beaucoup de réflexion et de discernement, je vous laisse en juger avec la scène des cagoules en drap blanc qui m’a fait mourir de rire !

    Comme tous les Tarantino, le film est violent. J’ai même trouvé la violence dans ce film jouissive dans le sens où l’homme noir devenu libre prend sa revanche sur ses anciens oppresseurs.

    Les acteurs de ce film sont très bons et les deux duos : Django – sa femme et Django – le Dr Schultz fonctionnent à merveille. Comme à l’accoutumée, Tarantino apparaît dans son film dans un rôle de sombre crétin blanc (quelle surprise !)

    J’ai également adoré les décors et les costumes, c’est une partie importante dans un western et j’ai trouvé le tout cohérent et vraiment enthousiasmant. Par contre, je m’attendais à des vues plus spectaculaires de la nature, je n’ai pas trouvé les paysages éblouissants mais j’ai lu ensuite que Tarantino avait cherché à entourer chaque personnage d’une couleur qui le définissait, c’est peut être pour cette raison que je suis restée sur ma faim…

    Je rejoins Tybodoudou quand il remercie Le Printemps du Cinéma de nous avoir permis de voir ce film. Il aurait vraiment été dommage de ne pas le voir au cinéma!

  • J’ai trouvé ce film vraiment génial!!! Et je trouve ma critique tout aussi bonne :p
    En fait Tybo a tout dit et je partage complètement son avis… Cependant mon film préféré reste « Pulp fiction ».
    J’avais entendu « 100 black coffins » de Rick Ross avant de voir le film et je me demandais ce que pouvait donner du rap dans un Tarantino et ça rend plutôt bien!

  • Hehe ta critique est concise mais claire 😀 J’ai adoré aussi! Concernant mon Tarantino préféré j’avoue que j’aurai du mal à choisir. Pulp fiction est vraiment très bien, j’adore Kill Bill, c’est peut être l’effet Katana, je sais pas :), mais j’avoue que pour bien comparer, il faudrait que je revois Django, vivement sa sortie en galette! Et merci pour le titre de Rap, je ne connaissais pas le titre.

  • La prochaine fois que tu montes on se fait une séance 😉 Et de rien pour le titre 😉

Commentaires