COPIE qu’on forme ;)

Bon nombre de films, acteuls et moins récents, sont des reprises d’autres oeuvres, parfois intégralement, parfois partiellement.

Je vous propose donc de partager avec les lecteurs de daft les découvertes de scènes similaires dans des films, les citations d’autres oeuvres etc …

Vous pouvez également avoir connaissance de versions peu connues de grands films qui seraient des reprises non avouées… bref, libre à chacun de poster ses trouvailles.

Je commencerai par vous parler de Mon Idole de Guillaume Canet (2002) qui reprend une thématique développée dans Muertos de risa d’Alex de la Iglesia (1999). Film construit autour de l’univers de la télévision, cette oeuvre voyage entre l’admiration et la fustigation du petit écran. Les personnages des deux films subissent l’humiliation de leurs supérieurs et se voient réduits à de simples "amuseurs" en costume de lapin.

image Muertos de Risa.

image Mon Idole.

40 Responses to “COPIE qu’on forme ;)

  • Ouais bah ce que tu me dis me fait penser completement à une publicité de KISS KOOL et on voyait une horde de chasseurs crier "LE LAPIN LE LAPIN!!" et tirer sur lui. Ca c’etait le premier effet KISS KOOL. Le deuxieme effet KISS KOOL consistait à voir des savants qui voulaient faire des experiences sur le lapin… et on voyait le mec habillé en lapin terrifié… Le pauvre!!
    Bon c’est vrai que c’est pas ses supérieurs comme tu le dis mais ya un coté humiliation!! Regardez par ici

  • Le scénario de M I: II n’est ni plus ni moins qu’une copie quasi conforme du scénario de Les enchainés (Notorious dans la version Original), film réalisé par le grand (par le talent surtout) Alfred Hitchcock en 1946, avec Cary Grand (Brad Pitt de l’époque) et Ingrid Bergam (Julia Robert de l’époque et accessoirement mère d’Isabella Rosselini)…jetez y un oeil, vous verrez c’est assez flagrant!

  • Dans le genre copie conforme parlons un peu du Cinquième élément.

    Très bon film qui a eu un succès mérité. Une bonne science-fiction avec un humour parfois lourdingue qui ne me déplait pas du tout.

    Ce film reprend l’univers de Blade runner de Ridley Scott (1982) et parfois on a comme une impression de déjà vu.

    image Blade Runner

    image Cinquième élément

    Par ailleurs, le film de Ridley Scott est quant à lui un remake de Metropolis de Fritz Lang, le premier véritable film de science-fiction qui est la source d’inspiration de toutes les réalisations de ce genre. (d’autres exemples plus tard ;))

    PS: le dvd de Blade runner sort dans quelques jours 😉

  • patrick star
    11 années ago

    On va éviter la comparaison dark city / matrix ça pousserait à être méchants envers des frères réalisateurs qui peuvent difficilement tomber plus bas…

    Paix à leur âme…

  • pas con comme post!! bonne idée Dad!
    c’est vrai que le premier exemple j’ai pensé de suite a Kiss Kool!
    Petite question… on peut citer ici les reprises américaines des films francais tel que True Lies (La Totale), Un indien a New York (devinez de quel film c’est repris!!!complètement nul d’ailleurs…)?

    [PS DK : Tout à fait Bogoss, ce genre de reprises entrent parfaitement dans le thème ici traité]

  • Dark city et Matrix sont eux aussi considérés comme des enfants directs de Blade Runner .

    Tous ces films ont fait l’objet d’une rétrospective lors d’un festival de cinéma de science-fiction, si je parviens à retrouver l’édition exacte dans mon tas désordoné de dossiers je vous en ferai part.

    Par contre la seule chose qu’on "va éviter" ici c’est justement les phrases du genre "on va éviter la comparaison". Car au contraire je vous demande de bien vouloir développer un peu vos posts et donner quelques exemples de scènes ou de thèmes communs aux films que vous citez (ou citerez). 😉

    Il est intéressant de voir comment les réalisateurs s’approprient certaines thématiques, que ce soit pour les détruire ou pour en faire des hommages.

  • Dans le même style que Bogoss, on retrouve Les visiteurs en amérique qui est une belle bouse. Ou encore le remake de Ouvre les yeux qui est devenu Vanilla Sky, toujours réalisé par la même personne, j’ai nommé Alejandro Amenabar.

    Les films the Ring sont Japonnais au départ et on subit aussi des remakes largemenet moins bon à la sauce américaine…

    Je referai un tour par ici quand j’aurai retrouvé mes films 😉

    [DK: Ouvre les yeux c’est bien Amenabar, mais pas Vanilla sky.]

    Edit: milles excuses, effectivement c’est Cameron Crowe, Amenabar n’est que scénariste dans ce film… En production hollywoodienne de sa part il y a les Autres avec Nicole Kidman, là je pense pas faire d’erreur, j’ai le dividi avec les bonus où l’on voit le maitre diriger même la musique de ses films – impressionant!

    [DK: ça va pardonné ! lol :p]

  • Le grand point commun entre Dark city et Matrix…ben c’est que j’ai rien compris (oui encore!)…

  • je suis d’accord avec toi mushu!!! ca c’est un un point commun que l’on a en commun! 🙂

  • patrick star
    11 années ago

    Oui mais si on va par là tous les films sot les descendants de "la sortie des usines lumière"

    T’y vas fort là genre blade runner c’est un remake de metropolis non ?
    (pardon hein c’est pas une attaque c’est un peu d’incrédulité : tout ça n’est pas très frais dans ma mémoire)

  • Les Sept Mercenaires est un remake westernisant des Sept Samourais.Et les deux films sont très bons.

  • Ah si si si Patrick, là il n’y a pas de doute sur ce point, c’est bien métropolis qui est la base de tout ça.

    Metropolis image

    Blade Runner image

  • patrick star
    11 années ago

    je voulais juste dire que metropolis vient lui-même du roman noir ou des champs littéraires gothicos-expressionistes allemands qui eux même viennent des néo-gothiques du XIXème qui eux-même…

    C’était pour différencier les filiations des véritables remakes et/ou pompages.
    Sinon je suis d’accord et en ce sens on peut aussi dire que the usual suspects ou the sixth sense sont des enfants du sublime Kabinett des Dr. Caligari.
    C’est du saute-mouton quoi.

  • Puisque Le cinquième élément semble vous intéresser, voici une autre coïncidence.

    En 1993 sortait le premier film d’Alex de la Iglesia (Accion Mutante). Dans ce film on trouve un présentateur télé des plus excentirque et superficiel. Ses tenues et son attitude de "prédateur de l’image" (copyright) ne sont pas sans faire penser à ce phénomène qu’est Rubby Rhod.

    Par ailleurs, les deux présentateurs (radio et télé) ont des parcours semblables dans leurs films respecteifs. Tous deux se rendent sur une planète au fin fond de la galaxie pour couvrir un événement d’avergure "galaxique" et finissent au milieu d’une fusillade, évitant tant bien que mal que le plafond leur tombe sur la tête.

    image image

  • il est a noté qu’il reste a voir la description de la tour dans blade runner, je parle bien entendu du bouquin de Philip K. Dicks.
    après tu fais le raisonnement a l’envers :p
    sinon galactica la vieille serie, c’est du copie de starwars, au niveau des decors.

  • Spéciale kassdédi à Mushu.

    L’exemple des scènes de "douche" montre l’influence que peut avoir un film, ou un réalisateur. Depuis la mythique scène de la douche de Psychose on peut dire que ce genre de scènes fait à chaque fois référence à Hitchcock. L’intertextualité des oeuvres de cinéma, le système référenciel, et la culture du spéctateur, font que l’on associe facilement à Hitchcock toute scène de douche d’un personnage isolé…

    Alex de la Iglesia est un exemple parmi tant d’autres. Dans Mes chers voisins on voit Carmen Maura prendre une douche alors qu’un regard à priori menançant la surveille de très près. Dans ce film la référence hitchcockienne est trounée en dérision et associée à une autre référence cinématographique dont je vous ferai part ultérieurement.

    image image

  • Bien le sujet !

    Complètement d’accord avec le doudou à propos des films d’horreur Nippon repris à sauce hollywood ! L’exemple le plus frappant est bien sur Ring (film japonnais de 1998, 4 récompenses) transformé en The Ring ( 2002, 0 récompense) mais il y a aussi Dark Water (du même réalisateur Hideo Nakata).

    Petite précision, les films sont eux-mêmes inspirés de nouvelles d’un même auteur Japonnais : ça devient du remake en cascade.

  • J’espère que vous ne m’en voudrez de parler une nouvelle fois d’Alex de la Iglesia 😉 mais le fait est que je connais maintenant assez bien ses films pour pouvoir donner des exemples sans risquer de me tromper.

    Dans son hommage aux Westerns, 800 balles, Alex de la Iglesia utilise une référence pour le moins inattendue. En effet, l’on y retrouve au plan près, un séquence reprise d’un film de 1992, Maman j’ai encore raté l’avion de Chris Columbus ;). On pourrait croire à une simple coïncidence, seulement les éléments communs aux deux films sont beaucoup trop nombreux. Par ailleurs les deux scènes jumelles se situent toutes deux à la 16ème minute. Dans la séquence à laquelle nous faisons allusion, on voit, dans le cas de 800 balles, le jeune Carlos parti à Almeria alors que sa mère le croyait en classe de neige, prendre un taxi, et sur un fond musical on voit ce taxi prendre la route, le jeune-homme sortant la tête par la vitre tout en tenant son bonnet de ski sur la tête.

    image image

    Dans le film de Chris Columbus, le jeune Kevin, à New York alors qu’il devait être en Floride, déambule dans les rues de la Big Apple dans un taxi, vitre baissée et tête dehors avec un bonnet en laine.

    Dans les deux cas, les enfants ont en leur possession la carte de crédit de leurs parents et n’hésitent pas à s’en servir ;).

    [1300]

  • Autre référence de poids dans le cinéma d’Alex de la Iglesia: Stanley Kubrick.

    Dans son tout premier long métrage, l’action débute avec ce qui semble être un allusion directe à Orange Mécanique de par la violence régnante de cette opération commando menée par un groupe de malfrats. Le sadisme des actions et le sang giclant de ce cadavre allongé sut un lit en forme de coeurs envahissent l’écran. Sexe, violence, terreur, futurisme, ce sont là les points qui renvoient directement à l’oeuvre de Kubrick.

    Les scènes sont tout à fait similaires: une groupe de marginaux débarque dans un décor moderne à la limite du futuriste et martyrise le couple d’habitants. Viol dans un cas, meutre dans l’autre, le personnage féminin n’y échappe pas alors que son partenaire se voit scotcher la bouche et immobiliser au sol.

    image image

  • BRAZIL / CINQUIEME ELEMENT

    Je me trompe peut-être, ou alors est-ce juste une erreur de jugement, mais il me semble que l’appartement du personnage de Jonathan Pryce dans Brazil (Terry Gilliam, 1985, 20th century fox) et le "placard" de Bruce Willis dans Le cinquième élément (Luc Besson, 1996, Gaumont) se ressemblent beaucoup. Univers futuriste du film oblige, la technologie est omniprésente dans un décor épuré, fonctionnel, avec un écran de télé minuscule, une machine à café intelligente qui fait un café dégeu… lol !

    D’autres films inspirés de Brazil plus tard… 😉

  • Les voitures volantes de Blade Runner, reprises dans le Cinquième élément proviennent de l’univers de Enki Bilal. Il me semble d’ailleurs avoir lu que Ridley Scott lui avait demandé l’autorisation pour les intégrer à son film… Ce qui est certain, c’est qu’ils se sont rencontrés et que Ridley Scott l’a remercié pour l’inspiration qu’il lui avait fourni.
    Quant à Luc Besson, n’est-il pas un gros pompeur dont le côté créatif décline avec les années?

  • Enki Bilal qui à son tour s’est inspiré de "Blade Runner" et de Ridley Scott lorsqu’il est passé derrière la caméra. (Immortel)

    Comme quoi, on peut inspirer des films cultes et s’en inspirer par la suite sans pour autant réussir un long métrage.

  • Je ne sais pas si vous vous en rappelez mais dans le film de Chabat "Astérix et Obélix Mission Cléopâtre" on voit à un moment les pirates qui sont sur un radeau car Obelix leur a envoyé un boulet sur le bateau… On les voit donc couchés sur le radeau, un homme est debout en arrière plan en train de lever le bras et la voile est gonflée vers la gauche… Si vous êtes un peu cultivés et que vous vous faites vos propres idées, pas celles inculquées par des magazines douteux sur le cinéma, vous aurez un peut être remarqué que Chabat fait référence au tableau "Radeau de la méduse"…
    Merci a dadkool qui me l’a trouvée :d Donc voici l’image :p

    image
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  • ha oui c’est possible!! je suis pas convaincu qu’il l’ai fait exprès (ca me rappelle les études de textes en francais ou on dit tout ce a quoi l’auteur a pensé en l’ecrivant, chose improbable car il aurait toujours pas fini!) mais c’est vrai que ca fait un bon rapprochement!

  • Je ne connaissais pas le tableau, j’ai regardé le passage dans le film, et en effet, l’un des personnages s’exprime même "Je suis médusé" ! Pas mal la citation !

    Autre copie, hommage : Carlos Saura dans son film Goya cite directement Kubrick en reprennant la fin de 2001 L’odyssée de l’espace.

    Dans le film de Kubrick, un vieillard, sur son lit de mort, lève le doigt vers une ombre sculpturale symbolisant la mort. Après quoi l’image d’un foetus vient clore le film par une naissance.

    Dans le film de Saura, le personnage de Goya, allongé sur son lit de mort lui aussi, lève le doigt vers une silhouette sombre, symbole de la défunte Duchesse d’Albe. Après cette mort imagée, le film se termine par un flash-back montrant la naissance du même Goya.

    2001 l’odyssée de l’espace:

    image image

    Goya:

    image image

    (ça sert d’avoir un prof de ciné ;))

  • Héhé moi j’avais tout de suite vu le clin d’oeil, et je te confirme Bogoss, c’est carrément fait exprès, ce tableau, c’est un grand classique (rappellez vous la chanson de Brassens), Chabat étant, en plus d’un gai luron, un homme très cultivé (sisi!)!

  • oui c’est posible que ce soit fait exprès la car c’est vrai que c’est frappant et c’est un tableau très célèbre, mais ce que je soulignais surtout c’est les explications de texte en francais!c’est pas possible qu’en écrivant un roman l’auteur de celui-ci ai pensé a tout ce qu’on peut citer!

    En tout cas je sais pas ou tu vas chercher toutes ces comparaisons Dadkool mais c’est impressionant!moi je vois rien en regardant les films! lol

  • Et bien cher confrère modo je te répondrai très modestement. Cette dernière comparaison c’est à la fac que j’en ai pris connaissance grace à mon directeur de recherche qui a une culture cinéma absolument bluffante.

    Pour les autres influences toutefois, c’est le fruit de longues heures de travail pendant mon Master qui sont à l’origine de ces "trouvailles"…

    Contrairement à certain(e)s, je privilégie les oeuvres mêmes et cherche les influences en regardant moi-même les films, plutôt que de me fier aux écrits de certains pseudo-amateurs de cinéma qui, de plagiat en plagiat, contaminent le septième art par leur venin déguisé en analyse critico-classieuse.

  • Avez-vous eu le plaisir de voir et revoir "TOY STORY 2"?

    Ce film d’animation est bourré de clins d’oeils à d’autres films.

    Deux exemples:

    -Zorg, le méchant, c’est tout simplement une adaptation de Dark Vador… d’ailleurs à un moment dans le film il dit à Buzz "JE SUIS TON PERE" mdr !

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    -Le dinosaure REX, est repris de Jurassik Park, à un moment on le voit courir derrière une voiture, et on a l’image de ce dinosaure dans le rétroviseur. La même suite de plans figure dans Jurassik Park.

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  • En 1985 sortait Brazil de Terry Gilliam. 10 ans plus tard les cinémas accueillaient le 2ème film d’Alex de la Iglesia, Le jour de la bête.

    Très différents d’un point de vue thématique, les deux films proposent cependant une certaine vision de la télévision et de la société moderne de consommation où le petit écran prend de plus en plus de place…

    On assiste alors à des scénes semblables dans ces deux films. La mise en abyme du petit écran dans un cadre plus grand (mais tout aussi fermé) qu’est celui d’une vitrine de magasin d’élétroménagers.

    Brazil : image

    Jour de la bête: image

  • Almodovar par Almodovar, ça donne des scènes et des personnages repris à l’identique dans divers films.

    Dans Tout sur ma mère le personnage de Manuela est inspiré d’un personnage déja présent dans La fleur de mon secret. Il y a des scènes jumelles entre ces deux films, puisque Manuela travaille à l’hôpital dans le service de dons d’organes et on la voit lors d’une simulation de rencontre entre les médecins et la famille d’un donneur potentiel… scène filmée et regardée sur une télévision par des spécialistes dans une autre salle.

    LA FLEUR DE MON SECRET:
    image image

    TOUT SUR MA MERE:
    image image

  • Bon allé donne tes sources, on sait très bien que tu prends tout sur studio…
    Fait pas ton malin! bonnechance

  • Lol oué, je sais que certain(e)s sont des pros à ce niveau-là ! 😉

    Je revendique l’authentiticé de mes propos…

    Encore une petite série Almodovar…Rerpise d’actrices et de scènes de "Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça" dans "Femmes au bord de la crise de nerfs" et "Kika" .

    Tout d’abord une scène où Carment Maura, seule dans son appartement, se dirige vers le balcon et se penche pour regarder la rue.

    Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça: image
    Femmes au bord de la crise de nerfs: image

    Ensuite, le personnage nymphomane incarné par Veronica Forqué dans une scène d’ébats amoureux. Scène que l’on retrouve avec la même actrice dans le récent film de Manuel Gomez Pereira, "Reinas".

    Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça: image
    Kika: image Reinas: image

  • Je vous en avais déjà parlé lors de la sortie du dernier film d’Almodóvar Etreintes Brisées, voici quelques images pour illustrer mes propos.

    Dans ce film Pedro reprend une partie de Femmes aux bord de la crise de nerfs, on découvre Penélope Cruz dans le rôle autrefois joué par Carmen Maura.

    La scène se déroule dans un superbe appartement image
    et la propriétaire attend son futur-ex-amant après avoir brulé son lit
    (Femmes)image (Etreintes)image.

    Il y a plein d’autres allusions à d’autres films comme ici image on pense forcément à Talons Aiguilles imagequi d’ailleurs s’inspirait à son tour de Femmes… comme vous pouvez le voir iciimage. Sachant que Femmes… était le développement d’une partie de La loi du désir.

    Il va falloir en faire un schéma tellement tout se recoupe… ça devient un vrai casse-tête.

  • En faisant un "inventaire" des similitudes présentes dans les différents films de Pedro Almodóvar, une nouvelle image a éveillé ma curiosité dans Abrazos Rotos, c’est celle-ci : image où l’on voit Penélope Cruz dans le rôle d’une grande artiste avec une énorme tignasse blond platine.

    Il s’agit en fait d’un clin d’oeil à Marisa Paredes qui a incarné le même genre de personnage (visuellement et thématiquement) dans Tout sur ma mère, mais aussi bien avant dans Talons aiguilles dont voici les images.

    En 1999 image et en 1991 image.

    J’attire votre attention sur les détails: coiffure mais aussi boucles d’oreille, angle de prise de vue, reflet dans un miroir…

  • Marisa Paredes (que l’on voit dans les images du post précédent) avait dans "Talons aiguilles" une doublure dans un cabaret, en fait un travesti qui ressemble à ceci:
    image.

    Et dans un autre film, "La mauvaise éducation", ce même travesti apparaît en tant qu’artiste à part entière de la façon suivante:

    Vous voyez dans la vidéo que le premier personnage est sur scène pour annoncer l’arrivée de la vedette.
    Et bien dans "Tout sur ma mère" un travesti monte sur scène pour assurer le spectacle alors que la vedette (Marisa Paredes) a annulé sa représentation.

  • J’en rajoute une que j’aime beaucoup. Cette image de Penélope Cruz (toujours dans "Etreinte brisées"), où elle me fait quand même beaucoup penser à Audrey Hepburn.

    image

  • Bien vu pour la choucroute, j’avais pas remarqué et effectivement ya aucun doute possible sur le travesti. C’est fun les liaisons qu’il arrive à dissimuler dans toutes ces oeuvres. Ce qui serait top c’est d’en discuter avec lui pour comprendre si toutes ces similitudes sont volontaires ou simplement dû à son style et qui reviennent à cause de son inconscient.

    Pour ce qui est de la ressemblance sur la photo de Penelope à Hepburn, c’est clair et net, la frange y est surement pour beaucoup!

  • Je viens à l’instant de me rendre compte que dans Átame il y a également une scène qui renvoie à ce que j’avais évoqué précédemment au sujet de Carmen Maura.

    Ici c’est Victoria Abril qui adopte la même posture en se penchant, non pas par dessus une balustrade mais un canapé. Toutefois la balustrade apparaît au fond sur un paysage urbain. Du fait de l’absence de profondeur de champ on retrouve une image semblable à ce qui avait été fait dans ¿Qué he hecho yo para merecer esto? et Mujeres al borde de un ataque de nervios.

    image

  • Chez Pedro il y a aussi comme une petite (mais alors toute petite) obsession pour le voyeurisme. Du coup on a souvent des scènes d’appartements filmés de l’extérieur, à travers le balcon. Et ce n’est pas un simple effet de style car il s’agit presque tout le temps d’images subjectives qui révèlent l’existence d’un vrai "voyeur" dans l’intrigue.

    Voici deux exemples, le premier est extrait de Kika et le deuxième de La loi du désir:
    image image

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